FOREVER

 

 

 

 

 

 

 

 

Eddie GOMEZ, contrebasse et Cesarius ALVIM, piano

« Ces deux artistes sont trop rares à Paris pour ne pas concerner l’agenda du mélomane cherchant son heure et demie de musique. À laquelle je m’empresse d’ajouter « pure » : s’ils avaient pu poser leur instrument pour livrer directement à nos pieds leurs rondes, blanches, noires et toutes les croches qu’il avaient hier soir sur le cœur, Cesarius Alvim et Eddie Gomez l’auraient fait sans hésiter. Servis par un son d’une qualité exceptionnelle et un bel éclairage, ces deux âmes latines qui se trouvèrent il y a plus de vingt ans dans l’orbe affinitaire de Bill Evans (le second ès qualité, le premier par admiration pour le second), ont donné non pas une leçon de musique, mais un sacrement sur les thèmes de l’écoute partagée, du mystère des timbres, des harmoniques inouïes. Prolongement scénique de leur dernier disque, chaque interprétation a produit son petit miracle… (…) »  Extrait – François Lacharme, Jazz Magazine

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Quelques articles de PRESSE et Billets d’humeur (une vingtaine ci-après)

pour la sortie de Forever (2010-2011)

 

 

 

 

Compositeur, musicien, pour Césarius Alvim, la Nature et la Vie sont les sources éternelles de son inspiration ainsi que le respect et l’amour de l’être humain* *Festival Jazz sur son 31 – 16 octoble 2010 : « Forever », Eddie Gomez, Césarius Alvim duo 

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Culture jazz  : on aime !

Eddie GOMEZ – Cesarius ALVIM : « Forever »

 

Chaque note est à la juste place tout simplement : la merveilleuse alchimie du jazz qui va droit au cœur.

 

Après les retrouvailles discographiques entre Keith Jarrett (piano) et Charlie Haden (contrebasse) –Jasmine/ECM -, voici celles de Cesarius Alvim et Eddie Gomez. Même formule instrumentale et mêmes qualités d’écoute, de respect mutuel, de complicité. Le même amour de la musique, pour tout dire. Cesarius Alvim, le brésilien désormais breton est un phénomène musical. Lui qui a grandi aux rythmes de la samba, a appris le piano avant de venir à Paris pour devenir un des meilleurs contrebassistes de sa génération retrouve ici les 88 touches d’un instrument new-yorkais. Avec Eddie Gomez, il reprend une conversation commencée il y a plus de 20 ans pour l’album Threefold (avec le trompettiste Eric Le Lann pour dessiner les lignes mélodiques).

Les années sont passées mais la sonorité d’Eddie Gomez, est toujours aussi riche, le phrasé limpide. Découvert dans le trio de Bill Evans, ce contrebassiste né à Porto-Rico a conservé un sens particulier du dialogue avec les pianistes qui transparaît encore remarquablement ici. Cesarius Alvim se montre particulièrement à l’aise dans ces échanges sur un ensemble de thèmes qui inspirent la sérénité. Son vécu de contrebassiste est sans doute un atout pour parvenir à trouver la bonne place dans leurs échanges. Une polyvalence qui évite l’écueil de la virtuosité instrumentale (le « pianisme » démonstratif !) au bénéfice de la musique qui coule ici, claire et limpide. Chaque note est à la juste place tout simplement : la merveilleuse alchimie du jazz qui va droit au cœur.

Nous ne manquerons pas de signaler que Cesarius Alvim est aussi peintre et, à ce titre, auteur de l’image qui orne la pochette de cet album ! Un artiste on ne peut plus complet ! Remarquable ! Thierry Giard Culture Jazz

 

 

 

 

 

France-INFO -Tendance jazz d’Anne Chépeau

dimanche : 14h21, 17h28, 19h12, 20h49, 22h42 – Chronique à écouter : La chronique d’Anne Chépeau  (4’02 »)

 

En musique il y a des rencontres qui ressemblent à des évidences et celle entre le contrebassiste américain Eddie Gomez et le pianiste d’origine brésilienne Cesarius Alvim en fait partie.

 

Eddie Gomez et Cesarius Alvim viennent d’enregistrer Forever , un disque au titre on ne peut plus explicite. Eddie Gomez et Cesarius Alvim dont la première collaboration discographique remonte à 20 ans, pourraient effectivement lier pour toujours leurs destins musicaux, tant leur duo est un modèle de complicité. Il est vrai que la contrebasse a été le premier instrument de Cesarius Alvim.
Avant de se trouver, les deux musiciens se sont confrontés à quelques grands noms du jazz : Bill Evans qu’il accompagna pendant 11 ans ou Miles Davis pour Eddie Gomez, Martial Solal ou Lee Konitz pour Cesarius Alvim. Dans Forever, constitué pour moitié de compositions personnelles, le contrebassiste et le pianiste se livrent à un subtil chant contre chant qui emporte l’émotion.

 

 

 

 

 

FNAC :  Coup de cœur des vendeurs

 

Forever Eddie Gomez, Cesarius Alvim CD album . Paru le 26 août 2010

http://musique.fnac.com/a2903174/Eddie-Gomez-Forever-CD-album

 

 

 

 

Les Echos : culture-sorties-musique

 

Eddie Gomez (pilier du trio de Bill Evans durant plus de dix ans) et Cesarius Alvim viennent d'enregistrer un des chefs-d'oeuvre du genre.

 

Il y a des sommets annoncés qui se transforment en rencontres anecdotiques. C'est le cas du duo entre Keith Jarrett et Charlie Haden publié il y a quelques mois (« Jasmine » ECM). A l'inverse, dans la même formule piano-contrebasse, Eddie Gomez (pilier du trio de Bill Evans durant plus de dix ans) et Cesarius Alvim viennent d'enregistrer un des chefs-d'oeuvre du genre. Sur un répertoire constitué à 50 % de compositions personnelles (et, pour le reste, de thèmes peu joués), le contrebassiste d'origine portoricaine et le pianiste brésilien nous enchantent dès la première note. Leur entente est exceptionnelle. Ils procèdent par touches impressionnistes avant de développer leurs phrases subtiles et émouvantes. R. C.

 

En concert : le 13 octobre à Nancy, le 14 à Paris, le 15 à Nîmes, le 16 à Toulouse et le 12 novembre à Pontoise. -1 CD Plus Loin Music

http://www.lesechos.fr/culture-loisirs/sorties/musique/020777311991-forever-d-eddie-gomez-et-cesarius-alvim.htm

 

 

 

 

 

 

FRANCE-INTER –Summertime par Elsa Boublil : le dimanche 3 oct 2010 de 22h05 à 0h

 

…Après cela, Elsa Boublil vous emmène à la découverte du festival L’Agglo Au Rythme Du Jazz qui a déjà commencé et qui se tient, cette année, jusqu’au 24 octobre prochain. (L’affiche du festival est ci-dessus entre les photos de David Linx avec Maria João). C’est l’occasion d’écouter la contrebasse d’ Eddie Gomez (ancien contrebassiste de Bill Evans pendant des années) avec le pianiste Cesarius Alvim qui, en plus d’être en concert au festival le 15 octobre, joueront à Paris, salle Traversière, la veille, le 14 octobre, à 20h30.

 

 

 

 

La Tribune : Nos 10 concerts pour octobre en Ile-de-France 02/10/2010 Eddie et Cesarius en tête-à-tête*

 

L’harmonie règne en maître dans ce duo d’ « anciens », Eddie Gomez, bassiste onze ans durant de Bill Evans, et Cesarius Alvim, pianiste brésilien. Ils n’ont plus rien à prouver et laissent donc la musique couler naturellement. (« Forever ». Plus Loin Music). Un grand moment de complicité sereine.

Théâtre Traversière (75012) le 14 octobre. www.traversiere.net

 

 

 

 

 

 

Eddie Gomez et Cesarius Alvin for ever…

 

C’est un duo piano-contrebasse qui va donner le coup d’envoi de la rentrée jazz ce 26 août avec la sortie, sur le label Plus Loin Music, de « Forever », qui marquera les retrouvailles entre Eddie Gomez, qui fut le légendaire contrebassiste de Bill Evans, et le pianiste et ex-contrebassiste brésilien Cesarius Alvim, complice du trompettiste Eric Le Lann… Faisant la part belle à la mélodie pure, l’album s’ouvre sur une reprise de « Witch Hunt », de Wayne Shorter, et il comporte cinq compositions de Cesarius Alvim… On retrouvera les deux musiciens en concert au mois d’octobre à Nancy et à Toulouse, ainsi qu’à Pontoise, le 12 novembre, dans le cadre du festival Jazz au fil de l’Oise…

 

 

 

 

L’Agglo au rythme du jazz à Nîmes.

 

C’est du 1er au 24 octobre qu’aura lieu à Nîmes et dans ses environs la 5 e édition du festival « L’Agglo au rythme du jazz ». La programmation comporte, cette année encore, quelques incontournables parmi lesquels Chick Corea, Roy Hargrove, le duo Eddie Gomez & Cesarius Alvim ou encore  David Reinhardt, Rocky Gresset et André Manoukian.

 

 

 

 

 

http://rocnow.com/article/living/20109240305

ROCHESTER D&C: Eddie Gomez & Cesarius Alvim : FOREVER

 

If memory serves, Eddie Gomez was the only bassist with whom the late, great Bill Evans ever recorded duets. Clearly, Evans appreciated the bassist’s amazing simpatico and sense of time with a pianist. That tradition continues here with veteran Gomez and Brazilian-born pianist Alvim. The music is very much in an Evans mode, though Gomez and Alvim are certainly artists with their own distinct and highly listenable musical personalities. The music includes Tin Pan Alley standards (“Spring Is Here,”“Invitation”), jazz classics (Wayne Shorter’s “Witch Hunt” and Luiz Eca’s “The Dolphin”), and a handful of originals. Jack Garner 

 

 

 

 

Festival Nancy Jazz Pulsations - Mercredi 13 octobre à 19h

Eddie Gomez contrebasse | Cesarius Alvim piano

 

Vingt ans après leur première rencontre, Eddie Gomez et Cesarius Alvim se retrouvent pour écrire une nouvelle page de leur histoire, en duo jazz et classique à la fois. Le répertoire construit autour de compositions originales de Cesarius Alvim, pianiste phénoménal, laisse la part belle à l’émotion et à l’expression du virtuose contrebassiste Eddie Gomez. « For Ever », un album aux mélodies subtiles et délicates et aux structures harmoniques riches sera présenté pour la première fois à NJP.

 

 

 

 

MYREBIRTH – site web http://myrebirth.fr/members/johnny5/

 

Ce duo de chambristes jazz et classique à la fois, nous offre un moment de musique rare que seuls les géants du Jazz sont en mesure d’appréhender.

 

20 ans après leur première rencontre discographique, Cesarius Alvim et Eddie Gomez se retrouvent en janvier 2010 afin d’écrire une nouvelle page de leur histoire, cette fois en duo, formation si délicate que seuls les géants du Jazz sont en mesure d’appréhender. Les deux artistes, amis et complices de longue date, ont défini pour l’occasion un répertoire constitué essentiellement de compositions originales du pianiste, laissant la part belle à l’émotion et à la liberté d’expression. Développée autour de structures harmoniques très riches, de mélodies subtiles, simples et toujours délicates, laissant aux instruments une immense liberté d’improvisation, l’écriture très raffinée de Cesarius Alvim nous rappelle qu’il est aussi grand compositeur que pianiste virtuose. Ce duo de chambristes jazz et classique à la fois, nous offre un moment de musique rare.

 

 

 

 

Festival Nîmes Agglo Jazz 2010 , le 15 octobre

EDDIE GOMEZ ET CESARIUS ALVIM DUO, un duo de maîtres…

 

Plus de 20 ans après leur première rencontre discographique, Eddie Gomez et Cesarius Alvim se retrouvent sur scène à l’occasion de la sortie de leur nouvel album, “Forever”. A plus de 65 ans, Eddie Gomez est considéré comme l’une des légendes vivantes du Jazz. Contrebassiste au sein du Bill Evans Trio pendant 11 ans, il a enregistré une douzaine d’albums avec le célèbre pianiste et parcouru avec lui les États-Unis, l’Europe et l’Asie. Son curriculum vitae impressionnant montre qu’il a joué avec les plus grands jazzmen, comme Miles Davis, Dizzy Gillespie, Benny Goodman, Marian McPartland, Wayne Shorter, Steve Gadd, Herbie Hancock, Tony Williams, ou Chick Corea. Cesarius Alvim est l’un des artistes les plus complets et polyvalents de sa génération, aussi à l’aise en piano, contrebasse, batterie, qu’en rythme, harmonie ou composition… Les deux musiciens, devenus amis et complices musicaux, ont défini ensemble un répertoire mêlant standards et compositions. Développée autour d’un dialogue entre les deux instrumentistes, l’écriture fait place belle à l’émotion au rythme de silences orchestrés, d’interactions improvisées, et de temps suspendus où chaque musiciens peut y offrir l’essentiel de son âme.

 

 

 

 

Jazz Club, par Guillaume Lagrée

 

Pourquoi décrire le bonheur? Mieux vaut le vivre. Voilà tout le risque encouru en écoutant cette musique.

 

Cesarius Alvim, Brésilien de naissance, Breton d’adoption, pianiste et contrebassiste est allé à New York retrouver un vieux complice, le contrebassiste porto ricain Eddie Gomez. Manque à l’appel le trompettiste breton Eric Le Lann. En 1988, Cesarius Avim  enregistrait avec ces deux là l’album « Threefold » où figurait déjà une composition d’Eric « Lady CB » qui, je le suppose, rend hommage à Lady Carla Bley plutôt qu’à un moyen de paiement bien connu des internautes. Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Cet album est celui de Cesarius Alvim. Non seulement la peinture de la pochette, semble-t-il inspirée de la grève bretonne, est de lui mais 5 morceaux de l’album sur 11 aussi. Cette musique a été enregistrée à New York fin janvier 2010. Dehors, il fait froid et gris. Cela se sent dans l’ambiance de l’album mais Cesarius n’est pas Brésilien pour rien. Cet homme dégage plus d’énergie et de chaleur qu’une centrale nucléaire et sans déchets ingérables. Quant à Eddie Gomez, il est tout simplement parfait. Comme d’habitude mais nul ne saurait se lasser de cette habitude là. La musique coule de source, lave l’âme de ses impuretés. Elle rêve, elle élève, elle enlève. Pourquoi décrire le bonheur? Mieux vaut le vivre. Voilà tout le risque encouru en écoutant cette musique. Etre heureux. Il vaut la peine d’être pris.

 

 

 

http://www.pianobleu.com/actuel/communique-Jazz-au-fil-de-l-Oise20100907.html

 

…..Une affiche exceptionnelle de rareté se prépare à L’apostrophe avec la venue du duo Eddie Gomez/Cesarius Alvim et du my(s)thique Charles Lloyd, à la personnalité si singulière…

 

 

 

 

Les Dernières Nouvelles du Jazz  – Jeudi 1 juillet 2010

 

Le temps, le tempo s’écoulent alors doucement et avec une immense légèreté. 

 

Sous ses airs de colosse mi-breton- mi-brésilien, du genre à déplacer les montagnes d’une seule main, Cesario Alvim est un tendre. Je veux dire, un vrai tendre. Un type qui lorsqu’il prend sa contrebasse se met à lui jouer la sérénade comme si c’était la plus belle des filles et qui lorsqu’il se met au piano, l’effleure avec des mots doux d’une infinie délicatesse. Le pianiste-contrebassiste n’en est pas à sa première rencontre avec Eddie Gomez. Ce dernier, contrebassiste de Bill Evans avait en effet cajolé la grand-mère dans le trio original que Cesario Alvim avait constitué avec un autre Breton, le trompettiste Eric Le Lann en 1988. Cette rencontre ressemble donc plutôt à des retrouvailles avec pour thème central le fantôme en filigrane de Bill Evans et la place de la contrebasse dans le jeu modal de ce dernier. Le Dictionnaire du jazz dit à propos de Cesarius Alvim que ce dernier est « l’un des premiers pianistes à avoir favorisé l’émancipation de la basse comme une surenchère mélodique à force d’exploration harmonique ». Un peu excessif mais quand même pas trop loin du propos à l’écoute précisément de cet album-là.

 

Le jeu d’Eddie Gomez s’y reconnaît à 10.000 lieues à la ronde à tel point qu’on a le sentiment que le propos est renversé et que Cesarius Alvim va se mettre à jouer comme Bill Evans. Mais ce dernier évite les piège d’un discours archétypal  et sur ses compositions partage l’espace mélodique et harmonique avec celui dont a pu dire qu’il était dans le trio de Bill Evans l’héritier direct de Scott La Faro. Le temps, le tempo s’écoulent alors doucement et avec une immense légèreté. Chacun alterne l’accompagnement de l’autre, avance à tour de rôle tout en se tenant la main.

 

On a pu entendre récemment un duo fabuleux piano/contrebasse entre Jarrett et Haden. Il s’agissait d’émotion palpable d’une formidable densité. Ici c’est une tout autre couleur où domine la retenue et où chacun ne s’insère pas dans les espaces que lui laisse l’autre mais vient en compléter la tonalité, la couleur.

Cesarius Alvim peintre à ses heures, ( il signe d’ailleurs la belle pochette évoquant la falaises bretonnes) joue dans le pastel une musique d’une immense zénitude. Eddie Gomez en apporte une profondeur rare et une fort belle résonance. Jean-Marc Gelin

 

 

 

 

 

Jazz sur son 31- Toulouse – Automne Club Boulevard de la Marquette http://www.toulouseblog.fr/agenda

 

Un album aux mélodies somptueuses qui présage des instants improvisés inoubliables

 

Pour toujours, Eddie Gomez et Cesarius Alvim incarneront le duo absolu. Les deux artistes signent leurs retrouvailles avec Forever, un album aux mélodies somptueuses qui présage des instants improvisés inoubliables. Sa carrière prend son envol quand il intègre le trio de Bill Evans. Cette relation marque durablement la carrière d’Eddie Gomez. Il joue aussi avec Miles Davis, Steve Gadd, les chanteurs Richie Havens et Tim Hardin. En 1978, Charles Mingus le sollicite pour l’épauler, juste avant son décès. Il joue et enregistre avec Jack DeJohnette (rencontré chez Bill Evans), Chick Corea, McCoy Tyner, et bien entendu avec Steps Ahead dont il est l’un des musiciens fondateurs. Cesarius Alvim, pianiste brésilien, tombe amoureux de Paris et s’y installe suite à une tournée, en 1973. Il collabore avec Martial Solal, l’ensemble Ars Nova, Éric Le Lann, Joachim Kühn, Lee Konitz et Michel Portal.

 

 

 

Troisième édition de « La Nuit du Jazz » : Jazz au Fil de l’Oise

 

En un mot : de sacrés musiciens !

 

DEUX CONCERTS Autour de la contrebasse Les papys ont de la ressource. Ou bien, en des termes plus élégants : le jazz vaut cure de jouvence. En singuliers éclaireurs d’une Nuit du Jazz qui devrait réchauffer l’obscurité, Charles Lloyd, 72 ans ; Eddie Gomez, 66 ans ; et le tout jeune Cesarius Alvim, 60 ans. Tous voltigeurs de sons, virtuoses improvisateurs, dénicheurs d’intensités. En un mot : de sacrés musiciens ! Avec Eddie Gomez, Cesarius Alvim et le trio de Charles Lloyd, la nuit ne peut être qu’étincelante. http://www.ville-pontoise.fr/heading/heading25936.html

 

 

 

 

 

FRANCE-MUSIQUE Le bleu, la nuit…par Xavier Prévost, le samedi de 23h à 1h

 

Festival de Radio France & Montpellier : Perrine Mansuy trio – L’Orchestre Européen de Jazz samedi 25 septembre 2010

Disques diffusés en complément de programme : Eddie Gomez/Cesarius Alvim « Forever » – Roda vida (Cesarius Alvim) – Plus loin music PL 4529

 

 

 

 

http://www.jazzmagazine.com/

Cesarius Alvim / Eddie Gomez en concert

Jeudi 14 octobre 2010, 21h – Théâtre de Traversière – Paris XIIème

 

Ces deux artistes sont trop rares à Paris pour ne pas concerner l’agenda du mélomane cherchant son heure et demie de musique. À laquelle je m’empresse d’ajouter « pure » : s’ils avaient pu poser leur instrument pour livrer directement à nos pieds leurs rondes, blanches, noires et toutes les croches qu’il avaient hier soir sur le cœur, Cesarius Alvim etEddie Gomez l’auraient fait sans hésiter.

 

Servis par un son d’une qualité exceptionnelle et un bel éclairage, ces deux âmes latines qui se trouvèrent il y a plus de vingt ans dans l’orbe affinitaire de Bill Evans (le second ès qualité, le premier par admiration pour le second), ont donné non pas une leçon de musique, mais un sacrement sur les thèmes de l’écoute partagée, du mystère des timbres, des harmoniques inouïes. Prolongement scénique de leur dernier disque, chaque interprétation a produit son petit miracle : « Time Remembered » -piège absolu tant cette composition de Bill Evans fut plusieurs fois rendue inatteignable par son signataire- a trouvé entre les mains de Cesarius Alvim une nouvelle respiration, sans quitter le questionnement mélancolique que posent ces accords.

 

Le « Witch Hunt » de Wayne Shorter, loin d’être « halloweenisé » (le contrebassiste ne manqua pas de railler ce hasard de calendrier !), conservait ce pas pressé et menaçant auquel Eddie Gomez apportait un tour déterminé grâce à un walking bass bien sur le temps, tonifié par ce petits accidents percussifs, ces notes étouffées et autres « p’te, p’te p’te » qui façonnent sa signature. Sans doute l’un des moments les plus précieux de ce duo poétique fut « Spring is Here », où l’on vit Cesarius Alvim retarder jusqu’au point de non-retour la sentence d’un accord, comme le karatéka (qu’il est aussi) se concentre jusqu’à l’ultime milliseconde avant de décocher son attaque. Cette esthétique de l’attente a d’ailleurs produit au cours de leur dialogue d’audacieux respirs, musant sur la ligne ténue qui existe entre la note soupçonnée et les prémices du déséquilibre.

 

Le jeu du pianiste est entré dans une nouvelle phase où sa sévérité vis-à-vis de ce qu’il ne faut pas jouer le conduit à une épure qui sert de manière éclatante son flair harmonique : tout est nécessaire, parfaitement à sa place, sculpté à droite d’une main très sûre tandis que la gauche n’a pas besoin de se forcer pour nous dire que, souvent, l’émotion naît d’une modulation bien choisie. Pour un peu, il nous engagerait à regarder aussi par en dessous, là où le jeu muet des pédales trame de secrètes résonances, une sorte de brume d’harmoniques qui ouvre son instrument à la quatrième dimension.

 

Au vrai, Cesarius Alvim donne l’impression qu’il construit le piano à mesure qu’il y pose ses doigts et c’est précisément cette vérité du son, cette écologie des éléments composant son art qui en font l’un des pianistes les plus originaux du moment. Je ne peux terminer ce billet -qui traduit peut être imparfaitement le sentiment éprouvé par presque deux cents privilégiés présents dans ce confortable petit théâtre- sans revenir sur la mise en plis inédite qu’Eddie Gomez fit à notre « Funny Valentine » : un de ces hors sujets comblant l’examinateur blasé, composite d’art brut, de cantabile peigné par un groove caressant, conciliant des valeurs réputées inconciliables. Même si sa grandeur d’âme lui a ici ou là interdit de gribouiller un rétablissement incertain quand son partenaire l’invitait à un « à-côté » harmonique (ce que le bassiste assume par un blanc plein de grommellements rentrés), il a tout de même mis dans sa poche quelques sourcilleux archets de l’Opéra de Paris venus l’écouter. C’est tout à l’honneur du pianiste de se hisser, sans aucun effet de manche, au niveau d’un tel artiste. Lequel lui rend au centuple. François Lacharme.

 

On retrouvera encore le duo Cesarius Alvim / Eddie Gomez le 15 octobre à Nîmes (L’Agglo au rythme du jazz), le 16 à Toulouse (Jazz sur son 31) et le 12 novembre à Pontoise (Jazz au fil de l’Oise).

 

 

 

 

http://www.journal-laterrasse.fr/nuit-du-jazz-4-6148.html

Agenda / Nuit du jazz

Avec Eddie Gomez, Cesarius Alvim et le trio de Charles Lloyd

 

Véritable « festival dans le festival », cette superbe « Nuit du Jazz »

à L’apostrophe-Théâtre des Louvrais présentée dans le cadre du festival « Jazz au Fil de l’Oise » propose une double affiche exceptionnelle autour du thème de la contrebasse. La soirée s’ouvre avec un duo voyageur construit autour d’une personnalité légendaire de l’instrument : Eddie Gomez, entré dans l’histoire du jazz pour ses onze ans de collaboration avec Bill Evans. Il dialogue ici, comme sur l’album récent « Forever » qu’il vient de signer chez Plus Loin Music, avec son vieux complice le pianiste (ex-contrebassiste) brésilien Cesarius Alvim, également mis en valeur dans cet album en qualité de compositeur. En deuxième partie de soirée, autre musicien phare, découvreur de Keith Jarrett et de Michel Petrucciani, le saxophoniste Charles Lloyd, inventeur hors mode en quête de spiritualité, présente son « Sky Trio » composé du contrebassiste Reuben Rogers (déjà remarqué auprès de Wynton Marsalis ou Joshua Redman) et du percussionniste Eric Harland. J.-L. Caradec.